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Vendre avec du fromage (mais seulement à des français)

Je t’écris derrière le hublot d’un bateau de croisière, en escale à Kukuoka, Japon.

Voyager, c’est parfois prendre des risques.

Comme celui de goûter à un flan japonais IMMONDE alors que tu t’attendais à une compote à l’abricot.

Après une dizaine d’heures de vol, c’est tout ce que j’espérais.

Que cette belle compote à l’abricot, à l’apparence onctueuse, allait me redonner un peu de joie.

Mais en plantant ma cuillère dedans…

Je sens une résistance anormale pour de la compote. Angoisse.

En la ressortant, c’est le drame.

Un pavé gluant et visqueux se balance sur ma cuillère.

Pour la compote, je comprends que c’est mort. Mais je garde un peu espoir concernant le goût.

Grave erreur.

Mon premier réflexe est de chercher un endroit où recracher.

Au moins, maintenant, je sais à quoi ça ressemble de prendre 300 grammes de bonbons crocodiles oranges, de les mixer avec un peu de javel et de déguster le melange à la cuillère.

Je me retourne vers ma voisine japonaise, prêt à lui offrir mon soutien face à la déception de ce dessert.

C’est avec sidération que je la vois avaler sa mixture à grandes cuillères, avec l’air imbécilement satisfait d’un enfant qui engloutit un pot de confiture.

C’est dingue comme le même produit peut être délicieux pour certains et infect pour d’autres.

Le produit, c’est le même. Ce qui est différent, ce sont les habitudes des gens qui le consomment.

Un japonais me regarderait sûrement de la même façon en me voyant déguster mon fromage préféré : une pâte de lait de chèvre qu’on a visiblement oublié à la cave, puisqu’elle est littéralement RONGÉE par la pourriture.

Je parle du roquefort.

Tes clients, ils sont comme tout le monde.

Il y a des choses qui sont savoureuses pour eux.

Les parfums connus, les objets de leur enfance, leurs habitudes de famille, l’histoire de leur pays, la vie de leur communauté, le language de leurs amis…

Ces choses, ils aiment en entendre parler.

Parce que quand tu en parles, tu leur parle de ce qu’ils connaissent. Tu leur parle d’eux.

Si tu parles à des femmes, parle de trucs que connaissent la majorité des femmes.

Si tu parles à des hommes, parle de trucs d’hommes.

Si tu parles à des riches, parle de trucs de riches.

Si tu parles à des vieux, parle de trucs de vieux.

Si tu parles à des intellos, parle de trucs d’intellos.

Je ne peux pas rentrer dans les détails, parce que c’est un terrain glissant.

La société n’aime pas qu’on construise des archétypes.

Mais la nature, la culture et l’histoire a fait de nous des archétypes, qu’on le veuille ou non.

Et les publicitaires n’en n’ont pas grand chose à faire de l’égalité sociale ou du féminisme.

Quand on leur dit « ÉGALITÉÉÉ ! », ils répondent «ok mais SEGMENTATION CLIENNNTS ! »

Ils savent qu’est ce qui vend à qui, et ils l’utilisent.

Je ne te dis pas d’être un connard qui dit aux femmes de retourner dans leur cuisine et aux hommes d’acheter un Hummer parce qu’il faut être viril.

Je te dis de bien connaître ton audience, et de leur parler de ce qu’ils connaissent…

De leurs habitudes…

Et de ce qu’ils aiment.

Faire en sorte qu’ils se sentent compris.

Un même argumentaire peut donner envie à une personne d’acheter tout ton catalogue…

… et a une autre de te mettre son pied dans les noix.

L’important (pour tes ventes et pour tes noix), c’est de faire le bon argumentaire devant la bonne personne.

À demain,

Antoine

PS : Ce mois ci, ÇA FAIT PILE 3 ANS que je me suis mis a mon compte.

En octobre 2015, je n’ai pas repris mes études. À la place, j’ai fait des vidéos…

Je n’aurais pas cru que ça évoluerait si bien et si vite.

À l’époque, je voulais simplement gagner ma vie avec mes contenus et devenir libre.

3 ans plus tard, j’ai une communauté géniale, des résultats largement au delà de mes espérances, et je m’amuse comme un fou.

Pour fêter ça (et t’aider à faire la même chose), j’ai demandé à Félix de baisser le tarif de TOUTES MES FORMATIONS (sauf la toute dernière) de –70%.

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Et ça se termine JEUDI SOIR.

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Par Antoine BM

Depuis 2015, je gagne ma vie en aidant les gens à prendre leur liberté.

Je suis l’auteur d’une chaîne YouTube à 135 000 abonnés sur le business et la vente, et j’ai vendu pour plus d’1,3 millions d’euros de formations en ligne.

Aujourd’hui, je partage mes idées dans ma newsletter quotidienne.

Je suis un introverti, passionné par les idées contrariennes, la psychologie humaine et la vente.

Je voyage la moitié de l’année, et je vis le reste du temps à Paris.