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Comment faire un storytelling efficace : les 4 étapes incontournables avec exemples

Temps de lecture : 7 minutes

Le storytelling est une arme marketing ultrapuissante qui peut littéralement TRANSFORMER votre business.

Pour preuve de sa puissance :

Prenons l’histoire de ce jeune homme qui était passionné de webmarketing au point qu’il avait décidé de partager sa passion dans un blog.

Le blog était très pro, plein de bons conseils, mais assez froid et impersonnel, donc peu accrocheur, car le jeune homme en question n’osait pas se mettre en avant et parler de lui.

Jusqu’au jour où il a compris le rôle du storytelling et qu’il a appris à le maîtriser…

Suite à ça, il s’est lancé sur YouTube, mais avec une stratégie complètement différente.

Cette fois-ci, il s’est mis plus en avant. Il n’a pas hésité à parler de son histoire, de ses galères, du message qu’il voulait faire passer…

Et les gens ont accroché !

Ils lui ont dit qu’ils trouvaient son contenu, non pas intéressant, mais INSPIRANT.

Ce jeune homme, c’est Antoine BM qui m’a demandé de rédiger cet article pour vous, et ceci n’est qu’un aperçu du pouvoir du storytelling.

Des marques légendaires comme Apple se sont bâties grâce à lui.

Bonne nouvelle !

Devenir storyteller, ça s’apprend.

Et dans cet article vous découvrirez toutes les étapes du storytelling avec des exemples.

Cette technique de narration, très utile en ligne, n’aura plus de secret pour vous.

C’est parti !

Qu’est-ce que le storytelling ?

Petit rappel pour commencer au cas où.

Le storytelling, c’est quoi ? Pour vous donner une définition, c’est l’art d’utiliser le mécanisme d’une histoire (l’art du conte) pour faire passer un message.

C’est l’outil le plus simple et le plus efficace pour vous démarquer, convaincre quelqu’un, réussir un entretien d’embauche ou une prise de parole en public, développer une audience fidèle, rendre vos contenus plus captivants, ou pour vendre vos produits.

Qu’est-ce qu’un bon storytelling ?  

Pour réussir son storytelling, vous devez apprendre à raconter de bonnes histoires.

Des histoires qui font passer un message en réussissant à capter l’attention des gens, et à la conserver.

Antoine est persuadé que :

“La plupart des créateurs de contenu sur le web — les youtubeurs notamment —, qui n’ont pas assez de trafic, et ne font pas assez de vente, ont avant un tout un problème de contenu.”

Ce qu’ils font n’accroche tout simplement pas les gens.

Donc plutôt que de rechercher désespérément le hack marketing miraculeux…

…ils devraient se concentrer sur leur storytelling.

Il faut réussir à captiver, passionner, fasciner les gens pour qu’ils consomment votre contenu jusqu’au bout, et pour qu’ils en redemandent.

Il ne faut pas seulement leur donner des conseils, mais il faut les toucher au cœur, leur procurer des émotions…

Si vous leur donnez juste des conseils, ils vous jetteront juste après avoir obtenu ce qu’ils recherchaient.

Si vous parvenez à les toucher au cœur, ils continueront à suivre vos aventures pendant longtemps.

Pour réussir à raconter une histoire captivante, il vous faut :

1 – Choisir ce que vous allez raconter 

  • Une anecdote (Comment X a changé ma vie)
  • Une étude de cas (Les résultats que j’ai obtenu grâce à X)
  • Un exemple…

2 – Choisir votre héros 

  • Votre histoire personnelle (Comment j’ai découvert X)
  • Quelqu’un que vous avez rencontré
  • L’histoire de votre marque

3 – Présenter votre histoire comme une quête 

Pourquoi ?

Parce que les quêtes sont des histoires terriblement accrocheuses.

Pour transformer votre histoire en quête, vous devez partir du schéma narratif que vous avez peut-être déjà étudié au collège :

Situation initiale, élément perturbateur, péripéties, résolution, situation finale.

Et l’adapter un peu.

Ce qui donne une méthodologie en 4 étapes que nous allons passer en revue dans ce qui suit…

Comment faire un bon storytelling : les 5 étapes à suivre (avec exemples)

Étape 1 d’un bon storytelling : la vision

Il faut toujours partir d’une situation initiale.

À celle-ci va venir s’ajouter un objectif que le héros de votre histoire va vouloir atteindre au travers d’une quête.

Mais attention :

Ça ne doit pas être un petit objectif.

Il doit être GRAND.

Quelque chose d’ambitieux derrière lequel se trouve une vision.

C’est-à-dire quelque chose qui va au-delà, qui transcende la réalisation de l’objectif lui-même.

C’est cette vision — que vous n’allez pas garder pour vous, mais que vous allez partager à votre audience —, qui rend votre entreprise ou vos contenus tellement plus attirants.

C’est ce qui fait passer ce que vous faites de banal à extraordinaire.

C’est ce qui suscite des enjeux émotionnels.

Et qui donne envie aux gens de s’identifier.

Comment trouver sa vision ?

Il y a toujours un élément déclencheur à l’origine d’une quête.

Donc pour déterminer votre vision, demandez-vous :

  • Quel événement marquant me pousse à agir maintenant ?
  • Comment j’en suis arrivé là ?
  • Qu’est-ce qui m’a fait changer d’avis

Et aussi :

  • Pourquoi je fais ce que je fais ?
  • Quel est le but ultime de mes contenus ou de mes produits ?

Exemples de vision :

  • La vision d’Antoine lui vient du fait qu’il rêvait de devenir journaliste plus jeune. Et quand un jour il a eu l’occasion de faire un stage de journalisme (élément déclencheur), il s’est rendu compte que les journalistes ne gagnent pas un rond et qu’ils ne sont pas libres. La vision qu’Antoine a partagée à son audience, dès le début de sa chaîne YouTube, c’est sa volonté de bâtir un monde dans lequel les gens seront plus libres (sa quête).
  • La vision de Steve Jobs vient du fait qu’il a arrêté ses études pour monter sa boîte parce que les études coûtaient trop cher (élément déclencheur). La vision de Steve Jobs pour Apple était au-delà du simple fait de vendre des ordinateurs. Ce qu’il voulait, c’était “changer le monde” en mettant un ordinateur personnel dans chaque foyer américain (sa quête).

Étape 2 : les obstacles

Ce qui va rendre votre histoire passionnante, ce sont les difficultés que vous avez rencontrées, et celles que vous allez rencontrer au quotidien au cours de votre quête.

C’est le sel de votre récit.

Ces obstacles ont 3 vertus :

  1. Ils provoquent l’empathie chez les autres et vous rendent plus humain.
  2. Ils permettent aux gens de s’identifier (si lui il l’a fait, alors pourquoi pas moi ?)
  3. Ils sont divertissants.

C’est sur ce principe que fonctionnent les bonnes séries :

Le héros a un but et plus c’est difficile pour lui de l’atteindre, plus il y a du suspense, et plus on a envie de voir comment il va s’en sortir.

C’est ce qui rend un programme addictif.

Si tout était facile, on s’ennuierait et l’on passerait à autre chose.

Comment utiliser la force des obstacles à votre avantage ?

Ne cherchez pas à cacher les difficultés que vous rencontrez.

Au contraire, parlez-en. Mettez-les en avant même.

Vous pouvez évoquer les difficultés que vous avez connues dans le passé (comme Elon Musk qui n’a pas hésité dans sa biographie à parler du fait qu’il a failli faire faillite).

Et surtout, celles que vous rencontrez au quotidien.

Montrez ensuite les actions que vous mettez en œuvre pour les dépasser.

Exemple d’obstacles :

La FamilyCoste n’a pas hésité à mettre en avant dans son vlog de voyage les galères qu’elle a rencontrées, ce qui a rendu leurs aventures bien plus intéressantes que si tout avait été parfait.

Étape 3 : la résolution

Toute bonne histoire a un début et une fin.

En storytelling, une boucle ouverte doit être fermée.

L’esprit humain a mentalement besoin que quelque chose qui a démarré se termine.

C’est ce qui fait que quand on accroche sur une série, on ne peut pas s’empêcher de regarder toutes les saisons.

Utilisez-le à votre avantage pour capter l’attention dès que vous en avez l’occasion.

Lors que vous donnez une conférence par exemple, n’hésitez pas à démarrer une histoire au début et à dire comment elle se termine seulement à la fin de votre intervention, afin de garder votre public attentif jusqu’au bout.

Comment terminer une histoire ?

Après avoir mis en avant toutes les péripéties, avoir fait grimper le suspense, vous devez atteindre le climax (= le point ultime de votre récit), puis enfin vous allez clore votre histoire.

Vous avez alors 2 choix :

  • L’histoire se finit bien : vous réussissez et, dans ce cas, vous devez montrer comment vous avez trouvé la solution

  • L’histoire ne se finit pas bien : vous échouez et, dans ce cas, vous devez montrer pourquoi ça n’a pas marché

Exemple de résolution :

Cette vidéo faite par Antoine, en reprenant l’exemple de Casey Neistat, vous montre un exemple de Storytelling efficace, du début de l’histoire jusqu’à son point de chute :

Étape 4 : la leçon (ou la « morale »)

L’idée enfin c’est de transformer votre histoire en un message applicable.

Moi j’ai vécu ça. Voilà ce que j’en ai retiré…

L’histoire n’est que le décor derrière lequel se cache un apprentissage.

Dans le célèbre livre pour apprendre à écrire des scénarios Save the Cat, on vous explique que, pour raconter une bonne histoire, vous ne devez pas seulement choisir des personnages et une trame, on vous demande aussi de réfléchir à un thème qui est la leçon de vie que votre héros devra apprendre pour parvenir à résoudre ses problèmes.

C’est quelque chose de très puissant en Marketing.

Dans une page de vente par exemple, votre leçon peut se transformer en appel à l’action pour inciter à acheter vos produits.

Plutôt que de dire : « achetez mon produit, il est génial ! »

Vous pouvez utiliser une histoire pour que votre prospect s’identifie à vous :

« Moi je suis parti de là, comme vous… Ces problèmes je l’ai connais… Voilà ce que j’ai enduré… »

Puis, à la fin, transformer votre leçon en appel à l’action :

« Voilà comment je m’en suis sorti… La leçon que j’en ai retirée c’est que… Et mon produit va vous permettre d’appliquer ce que j’ai appris… de manière plus rapide/facile/efficace… »

À savoir aussi c’est que votre leçon peut être plus ou moins explicite, et que parfois elle peut être contenue dans votre quête.

Si vous regardez le contenu d’Antoine par exemple, il y a parfois des messages très explicites sur la liberté comme dans Pourquoi le salariat rend malheureux ? :

Mais, même dans ces vidéos qui ne semblent rien à voir avec la choucroute, on retrouve un message implicite sur ce thème.

Comme dans sa vidéo Le meilleur micro sans fil dans une interview (voir ci-dessous) dans laquelle il parle implicitement de liberté à travers le prisme du matériel qui, en étant plus simple d’utilisation et plus pratique, lui facilite la vie et lui permet de se concentrer sur ce qu’il aime (la création de contenu) plutôt que sur la technique :

Comment faire pour déterminer la leçon de votre histoire ?

En vous posant les questions suivantes :

  • Qu’est-ce que j’ai retenu de ça ?
  • Qu’est-ce que je peux appliquer suite à ça ?

Exemple de leçon :

Dans son célèbre discours de Stanford, Steve Jobs raconte notamment comment il a frôlé la mort, et la leçon qu’il en a tirée c’est : « Notre temps est limité, alors ne le perdez pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre… Restez affamés ! Restez fou !») :

 À vous d’utiliser le pouvoir des histoires à bon escient !

Voilà !

Nous avons vu comment faire un bon storytelling, les 4 étapes à suivre avec des exemples.

Vous savez maintenant comment mieux l’utiliser.

Ce qui est génial avec cette technique de communication, c’est que :

  1. L’imagination n’a pas de limite
  2. Tout peut se vendre avec une bonne histoire (Vous pouvez même faire des millions de dollars en vendant des marches-pieds anti constipation grâce une pub qui met en avant une licorne qui fait caca de la glace italienne multicolore ! Si, si ! La preuve :

  1. Vous pouvez vous servir de la force des histoires pour tout type de contenu : vous pouvez raconter en vidéo, sur les réseaux sociaux, en audio, à l’oral, à l’écrit…

Alors, n’hésitez pas, entrainez-vous à raconter de belles histoires.

Pas besoin d’inventer, soyez authentiques.

Et n’oubliez pas :

En devenant un meilleur storyteller, vous deviendrez un meilleur marketeur.

Que la force soit avec vous ! comme le dit une histoire célèbre 😉

Anthony pour Antoine BM.

Vidéo similaire sur l’art de raconter des histoires :

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Par Anthony Courtois

Contributeur régulier du blog d'Antoine BM, Anthony aime l’écriture et le webmarketing.

Il se forme sans cesse à la rédaction web, au SEO, au copywriting, blogging, storytelling, etc.

Il croit au pouvoir des mots et pense qu’il y a toujours quelque part des lecteurs assoiffés de bons et longs contenus.

Vous pouvez le contacter à : anthony@motsdeconversion.com

Et vous pouvez télécharger son guide gratuit pour apprendre à rédiger de meilleurs articles de blogs en copiant-collant ce lien dans la barre d'adresse de votre navigateur : https://cutt.ly/WhU44dq

12 réponses sur « Comment faire un storytelling efficace : les 4 étapes incontournables avec exemples »

Merci Antoine et Anthony … ma matinée a été éclairée par cet article dont je vais me servir sûrement beaucoup .
Car je suis nouvelle dans cet art
Et moi comment puis je vous aider ?
Nicole

Notre cerveau est fait pour retenir des histoires, depuis toujours. C’est très puissant !

Depuis que je donne des conférences sur le partage et l’innovation sous forme d’histoires j’ai des retours incroyables !

Un petit truc quand il s’agit de vendre un produit / service : à moins de vraiment faire tourner tous ses produits autour de soi, je vous conseille de choisir un client comme héros, qui, grâce à votre aide, a surmonté son épreuve.

Bonjour Antony et Antoine,
Article très intéressant !
Je vais m’appuyer sur ces conseils pour mes prochains articles de blog. J’ai fais à peu prés cela dans un de mes articles avec une histoire de voiture.
Merci beaucoup pour ces conseils très concret !
Bonne journée

Article très intéressant! Informations simples à comprendre et je pense faciles à appliquer soi-même. Il faut juste se lancer ! Merci pour ce guide

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