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Ne brodez jamais.

Quand la conscience professionnelle vous empêche de dormir

Cette nuit, j’ai fait un rêve bizarre.

J’étais en train de créer une grosse formation, et je voulais tout mettre dedans.

(Promis, je ne suis pas en train de vous embobiner. J’ai vraiment rêvé de ça !)

Et pour être franc… je piétinais.

Il fallait que je tienne au moins 4 ou 5 heures, et pour ça, j’expliquais des concepts pas vraiment utiles pour mon audience.

Pour remplir le vide, je brodais. Il y avait beaucoup de blabla.

En me réveillant, j’ai eu comme un sentiment de malaise.

Je ressentais cette curieuse impression d’avoir travaillé inutilement, pour prouver quelque chose aux autres plutôt que pour leur apporter de la valeur.

Je suis resté quelques minutes dans mon lit pour réfléchir à la situation.

Les rêves ont beaucoup de choses à nous apprendre.

J’ai essayé de comprendre l’erreur que je faisais dans mon rêve.

Et voici la première image qui m’est venue en tête :


© Antoine BM

Ce que j’essayais de faire dans mon rêve, c’était de participer au bruit.

Au lieu de créer un signal.

Le bruit… il est partout sur internet.

99% du contenu qui défile sur les réseaux sociaux et les médias ne sont que du bruit.

Ce n’est pas de l’information. Il n’y a rien à apprendre. Ils ne produisent aucune valeur.

Si vous voulez vous démarquer, vous devez créer un signal.

Un signal est un message ciblé, utile et intéressant.

C’est un contenu qui produit de la valeur pour votre audience et pour vous.

Un tir juste et précis… plutôt que des flèches envoyées dans tous les sens.

Pour le dire autrement…

Ne brodez jamais.

Vous n’êtes plus à l’école.

Personne ne vous oblige à pondre 100 pages en police 12, et sans tricher sur l’interligne, monsieur !

Au contraire.

Internet n’a pas besoin de plus de contenu.

Des téraoctets de données inutiles font déjà chauffer des hectares de serveurs qui contribuent au réchauffement climatique.

Pourtant…

Certains continuent à penser que la valeur est dans la quantité.

Ils justifient le prix d’un livre par son nombre de pages, et celui d’une formation par son contenu en heures de vidéos.

Non seulement ils payent plus cher, mais ils acceptent en plus de perdre leur temps sur des mots et des phrases creuses et sans intérêt, conçus uniquement pour noircir du papier.

Si vous avez quelque chose à dire, dites-le.

Si ça peut-être dit sur 30 pages, n’écrivez pas 300 pages.

Si ça peut-être dit dans une formation d’1h30, ne faites pas une formation de 10 heures.

Respectez le temps de vos clients et allez droit au but.

Au lieu de viser large… visez juste.

Vous économiserez de l’énergie, et vous aurez plus de chance de toucher votre cible.

Si la plupart des gens ne lisent plus, ce n’est pas parce qu’ils sont bêtes.

C’est parce qu’ils ont pris l’habitude de consommer du contenu court et dense en information.

S’ils ne lisent plus, c’est parce que la plupart des livres sont remplis d’information de remplissage. Et s’ils se sont, c’est parce que des imbéciles continuent de juger leur valeur sur leur nombre de pages.

Et cela force les auteurs à étaler leurs idées comme du beurre sur une tartine, alors que tout pourrait être dit sur un format équivalent à un gros article de blog.

Tout devrait partir des idées, des concepts et des méthodes. Pas d’une contrainte de format.

Nous ne devrions pas juger une tartine à la surface de beurre qu’elle contient, et nous ne devrions pas juger un contenu la surface de papier nécessaire à son expression.

Vous êtes en concurrence avec la terre entière, alors ne jouez pas à un jeu perdu d’avance.

Créez du contenu simple, efficace et direct.

À demain,

Antoine

Par Antoine BM

Depuis 2015, je gagne ma vie en aidant les gens à prendre leur liberté.

Je suis l’auteur d’une chaîne YouTube à 135 000 abonnés sur le business et la vente, et j’ai vendu pour plus d’1,3 millions d’euros de formations en ligne.

Aujourd’hui, je partage mes idées dans ma newsletter quotidienne.

Je suis un introverti, passionné par les idées contrariennes, la psychologie humaine et la vente.

Je voyage la moitié de l’année, et je vis le reste du temps à Paris.