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Comment réagir face aux critiques et aux haters ?

Temps de lecture : 6 minutes

On vit dans une époque où tout le monde juge tout le monde tout le temps, et avec internet, le plus souvent sous couvert d’anonymat.

Ça a l’avantage bien souvent de tirer la qualité de service vers le haut.

Les chauffeurs, les restaurants et les hôtels font plus attention à ne pas décevoir leurs clients de peur de se voir attribuer une mauvaise note ou un mauvais commentaire sur Uber, Airbnb, Tripadvisor ou autre.

Mais, revers de la médaille, tout le monde se permet de te juger quand tu te lances dans un projet sur le web.

Si comme moi, tu t’es lancé dans la création de contenu (que ce soit à travers un podcast, un blog, une chaîne YouTube, ou encore sur les réseaux sociaux) tu sais que les critiques pleuvent facilement.

Malgré tous nos efforts des inconnus s’en prennent à nous, à notre travail, parfois de façon insultante, juste parce qu’ils ne sont pas d’accords avec ce que l’on fait, ou juste parce que notre tête ne leur revient pas.

C’est pourquoi il est important de savoir gérer la critique.

Dans cet article, je te donne 5 techniques efficaces que j’ai apprises avec l’expérience.

La critique fait mal

Personne ne nous a appris à gérer la critique dans la vraie vie.

Une critique de temps en temps, c’est encore gérable.

Mais sur internet, quand tu reçois dix critiques par jour, c’est plus compliqué car notre cerveau n’est pas habitué à recevoir toutes ces attaques.

Dans la vraie vie, quand tu invites des gens à un dîner et qu’ils n’ont pas aimé le repas et le vin, ils ne vont pas te les cracher à la gueule.

Ils vont arrêter de manger et de boire et puis, si vraiment ils ont détesté, ils ne reviendront plus, et puis c’est tout.

Et entre-temps ils seront restés polis, parce que ça fait partie de notre instinct de survie d’être poli : on n’a pas envie d’être méchant avec les gens parce qu’on n’a pas envie qu’on soit méchant avec nous.

Sauf que sur internet il y a l’anonymat, ce qui change les codes, celui de la politesse notamment.

Et se faire critiquer c’est douloureux, ça casse le moral, et pire encore :

Ne pas savoir gérer la critique est dangereux

J’adore Céline. Non, je ne parle pas de la chanteuse, mais de l’écrivain.

Voyage au bout de la nuit m’a foutu une claque.

Ce mec était un génie lorsqu’il s’agissait de mettre des mots sur des choses que l’on ressent tous, qui nous rongent, et qui sont difficiles à expliquer.

Céline avait cette capacité à traduire le réel en mots, sans tomber dans la grandiloquence littéraire.

On sentait aussi chez lui une grande empathie…

Pourtant, seulement quelques années après, ce même auteur soutiendra le régime Nazi et écrira des horreurs antisémites.

Dieudonné était un de mes humoristes préférés, qui avait un talent immense pour démontrer l’absurde et faire rire.

Pourtant, il s’est enfermé dans une escalade de haine et de frustration qui l’a mis au ban de la société.

Ces deux auteurs, bien que très différents, ont deux choses en commun :

  1. Ils étaient très talentueux
  2. Ils ont été la cible de critiques qu’ils n’ont pas supporté.

Céline d’abord plébiscité par la presse, a vu les critiques pleuvoir et les ventes baisser lors de la parution de son deuxième livre.

Dieudonné, promis à une grande carrière d’humoriste, a fait une blague qui est mal passée, lançant une polémique.

Céline aurait pu accepter les critiques, passer à autre chose, et réaliser un nouveau chef d’œuvre.

Dieudonné aurait pu s’excuser et continuer à faire rire.

Je pense qu’aucun des deux n’était antisémite au départ.

Céline a défendu Émile Zola dans un discours commémoratif, et Dieudonné a travaillé des années avec un juif, qui était aussi l’un de ses meilleurs amis.

Ce qu’il s’est passé, c’est qu’ils n’ont pas supporté la critique. Ils ont voulu y répondre en gardant leur fierté, et se sont peu à peu murés dans la haine.

Pourquoi je te raconte ça ?

Pour te dire à quel point subir la critique, c’est dangereux.

En tant que créateurs de contenu sur le web par exemple, on est sans arrêt sous le feu de la critique. Avec les dislikes, les commentaires, et les « justiciers du web » (journalistes et youtubeurs moralisateurs), on est dans le viseur.

Et on peut à tout moment se faire shooter.

Se faire shooter, c’est subir la critique de trop, la prendre personnellement, et sentir ce désir de vengeance qui monte en nous.

Ce besoin de répondre, de leur prouver qu’ils ont tord.

C’est dangereux (ça peut même nous transformer en hater à notre tour).

C’est en partie pour cette raison que j’ai arrêté Twitter, les commentaires et tout le bruit des réseaux sociaux.

Je vois les dangers de l’exposition à la critique, et je ne veux pas en être une nouvelle victime.

Comment répondre aux critiques

Bien sûr, il n’est pas possible quand on est créateur de contenu sur le web de se retirer de toutes les plateformes.

C’est pourquoi, il est important d’apprendre à gérer la critique.

Pendant longtemps je n’ai pas répondu aux commentaires blessants.

Mais c’était pire que mieux.

Parce que j’ai remarqué que quand je n’y répondais pas, je gardais en tête la réponse que j’aurais voulu donner.

J’avais un sentiment d’inachevé. C’était trop difficile de ne pas le faire.

Voici par contre les 5 techniques que j’ai trouvées pour gérer la critique et qui m’ont semblé bien meilleures que de ne rien faire :

1 – Ne pas se prendre trop au sérieux

Ce qui est bien, même quand on a un message super important à faire passer, c’est de la transmettre de manière détendue, et sans prétention.

Essaie de rester cool.

Voilà, je me prends pas pour Jésus. Je voulais simplement partager ça avec vous. Si ça vous va, prenez-le. Sinon, pas de souci.”

2 – Assumer ces défauts

La meilleure façon de neutraliser un hater, c’est de lui couper l’herbe sur le pied.

Sur Facebook par exemple, un jour j’ai fait un post où j’ai joué cartes sur table avec les nouveaux venus.

Je les ai prévenus que j’ai tel et tel défaut. Du genre : “Oui, j’aime l’argent. Oui, je vends des formations en ligne de manière décomplexée…”

Et du coup, plus personne ne pouvait m’attaquer là-dessus.

Un autre exemple :

Je suis clair dès le début avec mon audience sur le fait que je cherche à vendre de produits. Le contrat entre nous est clair dès le départ.

Comme ça, ceux qui sont restés ne sont pas choqués quand je leur propose une offre. Et ceux qui n’aiment pas ça sont déjà partis.

3 – L’exagération

Admettons que malgré les précautions du point précédent, quelqu’un monte sur ses grands chevaux, en mode “je suis choqué !” par le fait que tu aies proposé une offre.

Là, tu peux jouer sur l’exagération pour le neutraliser.

Non mais attends mec ! Là t’es seulement à 10% de la réalité ! T’imagines même pas ! Moi je suis le fils caché de Pablo Escobar et j’ai un trafic d’enfants tamouls…

Le truc ici c’est de surtout ne pas essayer de se justifier, mais d’assumer, et même d’en rajouter une louche.

C’est souvent très efficace.

4 – Renvoyer la balle

Ici encore, il ne s’agit pas de se justifier, ce qui ne sert à rien et qui est même contreproductif (car en général plus on essaie de prouver à quelqu’un qu’on a raison et qu’il a tort, et plus il est convaincu qu’il a raison et qu’on a tort).

Ici, il s’agit de contre-attaquer par là où tu es attaqué.

Un exemple :

Quand l’émission Capital de M6 a fait une émission critique sur les “gourous du développement personnel”, dénonçant le fait qu’ils gagnaient de l’argent avec leurs activités.

Plutôt que d’essayer de se justifier, un coach en développement personnel qui se serait senti attaqué, aurait pu reprendre les arguments de la chaîne et les retourner contre elle :

C’est l’hôpital qui se fout de la charité. Vous, vous passer 3 heures de télé-achat tous les jours pour vendre aux gens des produits qui ne marchent pas. Du genre, des crèmes amincissantes ou des ceintures abdominales à deux balles que vous faites payer hyper cher ! Si ça c’est pas exploiter le malheur des gens, qu’est-ce que c’est ?

5 – Quand la critique est vraiment justifiée…

Si tu as dit un truc qui a pu blesser quelqu’un (ça peut arriver), alors il ne faut hésiter à s’excuser dans un prochain contenu.

C’est la meilleure chose à faire, et ce sera très apprécié.

En conclusion

J’espère que ces conseils pour gérer la critique pourront t’aider et que celle-ci ne va pas t’empêcher de créer du contenu.

Essaie de passer outre, de te détendre, et de prendre un peu de distance.

Je sais que ce n’est pas évident, surtout quand on débute (car on n’est plus stressé), mais il faut réussir à le faire.

Certains de mes contenus ont reçu de mauvais commentaires. J’ai déjà reçu pas mal de critiques, et ça ne m’a pas empêché de vivre de mon contenu., parce que j’ai continué à avancer malgré ça.

Ne t’empoisonne pas la vie avec les mauvaises critiques.

Ne donne pas trop d’importance à des choses qui finalement n’en ont pas.

Ce ne sont que des phrases dans l’océan d’internet.

Et nous des atomes dans l’univers.

Antoine.

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Par Antoine BM

Depuis 2015, je gagne ma vie en aidant les gens à prendre leur liberté.

Je suis l’auteur d’une chaîne YouTube à 135 000 abonnés sur le business et la vente, et j’ai vendu pour plus d’1,3 millions d’euros de formations en ligne.

Aujourd’hui, je partage mes idées dans ma newsletter quotidienne.

Je suis un introverti, passionné par les idées contrariennes, la psychologie humaine et la vente.

Je voyage la moitié de l’année, et je vis le reste du temps à Paris.