On déteste ce que l’on ne comprend pas

C’est drôle comme on aime détester ce que l’on ne comprend pas.

Ceux qui ne comprennent pas l’anglais détestent les bilingues.

Ceux qui ne comprennent pas l’informatique méprisent les ordinateurs.

Et ceux qui ne comprennent pas le Bitcoin ne le prennent pas au sérieux.

Tu vois des journalistes financiers qui se foutent de la gueule de leurs invités dès qu’ils parlent de blockchain.

Tu vois des banquiers qui te disent que c’est du vent, une arnaque, qui disparaitra aussi vite qu’elle est apparue.

Tu vois ton pote cynique qui te dit chaque année que ça va s’écrouler, et que tu es un gogo.

Mais combien, parmi ces gens-là, ont fait le travail ?

Combien ont essayé de comprendre ? Au moins un peu ?

Ça me rappelle furieusement ceux qui ne croyaient pas en l’ordinateur personnel dans les années 70.

Ceux qui disaient que l’iPhone ne réussirait jamais parce qu’il n’avait pas de clavier.

Ceux qui affirmaient que c’était impossible de fabriquer une voiture sans conducteur.

Bien sûr, on peut ne pas y croire. Et on aurait bien raison d’être méfiant.

Mais au bout d’un moment, quand ceux qui critiquent le plus une technologie sont ceux qui la comprennent le moins, je crois qu’on peut se permettre de les ignorer.

Et on peut dire que ces 30 dernières années, les geeks ont eu plus de fois raison que les mecs en cravate 🙂

Le podcast du jour : https://soundcloud.com/makercast/bitcoin-pour-tous-le-guide

Les privilégiés ne sont plus ceux que l’on croit

En exigeant toujours plus de droits et de protections, on crée une nouvelle caste de citoyens privilégiés.

Ces citoyens sont ceux qui ont peur du risque comme de la peste. Ceux qui choisissent un métier bien tranquille, bien protégé, bien encadré.

Quand j’ai créé ma boîte, ce n’était pas pour vivre dans un 18m2 au 1er étage toute ma vie.

Et pourtant, après une quinzaine d’appartements visités, je commence à croire que le seul moyen d’avoir un logement qui me convienne est de falsifier mon dossier.

Parce que 10.000€ de CA par mois, ça ne suffit pas. Les 3 garants solides que j’ai la chance d’avoir, non plus.

En fait, il vaudrait mieux que j’ai un bon petit CDI pépère, avec si possible une femme au foyer (parce que ça fait plus propre).

Payer le loyer d’avance ? Illégal.
Proposer une garantie de plusieurs mois de loyer ? Illégal.

Il y a même une nouvelle assurance qui interdit aux propriétaires de louer à des gens qui ne sont pas en CDI.

C’est bien de vouloir protéger les gens.

Maintenant, tu peux arrêter de payer ton loyer et continuer à squatter l’appart d’un autre. Cool, vraiment.

Par contre, si tu as largement de quoi payer, et que tu es d’accord pour te barrer si ce n’est plus le cas, alors là ça ne va pas.

On te prend de haut, on te parle comme à un enfant et on te conseille de prendre un studio d’étudiant.

Cette société de privilège, elle est créée par ceux qui disent la combattre.

Ils ont simplement déplacés les privilèges dans les mains d’autres gens.

On récompense les frileux, et on sanctionne les preneurs de risques.

Ces preneurs de risques n’iront jamais dans la rue, parce que ce n’est pas leur culture.

Par contre, ils n’hésiteront pas à quitter le pays quand ils seront trop pris pour des cons.

Et quand ils seront tous partis, on pourra dire adieu à l’innovation et à ce qui a fait un jour la grandeur de la France.

(C’était le coup de gueule d’un indépendant désespéré après le refus de son 10ème dossier.)

Toutes les religions ont raison

Il y a un moyen de se réconcilier avec toutes les religions, c’est de les considérer comme des cartes.

Pour un même terrain, il existe des dizaines de types de cartes différentes, avec des couleurs différentes, des légendes différentes, des utilités et des approches différentes.

L’erreur que l’on fait, c’est de penser qu’une carte doit représenter la réalité.

Si c’était le cas, alors nous vivons tous dans le mensonge, puisque le planisphère qui est affiché dans toutes les classes de primaire ne représente pas la réalité.

Par exemple, le Groendland semble presque aussi grand que l’Afrique, alors que la superficie de l’Afrique est en réalité… 15 fois plus importante.

Ce n’est pas grave, parce que le but de cette carte n’est pas de représenter la taille des continents, mais plutôt leur position les uns par rapport aux autres.

Les religions, c’est comme les cartes.

Elles ne servent pas à représenter la réalité, mais à aider les gens à se repérer dans la vie.

De ce fait, chacun peut choisir la religion qu’il préfère. Il choisira celle qui correspond le mieux à ses valeurs, qui l’aide à trouver un sens à ce qu’il fait, à accepter l’incertitude, et à se sentir mieux.

Vouloir imposer sa religion (ou son absence de religion) aux autres, c’est comme vouloir brûler la carte du voisin parce qu’elle est différente de la nôtre.

Tout ça, je viens de le comprendre, et ça fait du bien.

Si tu n’as pas de religion, tu peux remplacer ça par une philosophie, une approche, un “way of life” bien à toi. Tu peux même dessiner ta propre carte.

L’important, ce n’est pas qu’elle soit réaliste. C’est qu’elle t’aide à te repérer, et à trouver un sens à ce que tu fais.

Le contenu chaud et le contenu froid

Il y a deux façons de faire du contenu.

On peut faire du contenu utilitaire, ou du contenu qui va faire rêver les gens.

Je peux parler des outils que j’utilise, de mes plan de contenu, et de stratégies froides.

Si tu fais des tutos guitare, tu peux simplement donner des conseils pour mieux jouer de la guitare.

Si tu parles de voyage, tu peux lister les destinations les moins chères et expliquer comment se débrouiller sur place.

Tout ça, c’est du contenu utilitaire. Froid.

C’est une bonne chose d’en parler.

C’est souvent les contenus qui se référencent bien (sur Google ou YouTube), et qui apporte de l’aide concrète à ton audience.

Mais ça ne suffit pas. 

Le contenu froid est interchangeable. La seule chose qui va te démarquer d’un autre, c’est la quantité.

C’est Wikihow.

Maintenant, tu peux aussi faire du contenu chaud. Du contenu qui va faire rêver les gens.

Dans mon cas, je vais parler de comment mon job a changé ma vie, pourquoi c’est plus simple que ce que l’on pense, comment vivre autrement et casser les codes.

Le joueur de guitare va raconter comment il se sent quand il joue devant une salle. Pourquoi une façon de jouer est mieux qu’une autre. Comment il a conquis la fille de ses rêve en lui jouant un morceau.

Le voyageur va te parler de la liberté qu’il ressent quand il saute dans un avion, pourquoi c’est possible pour toi de voyager même si ça te fait peur, comment le voyage l’a rendu meilleur et plus ouvert d’esprit.

Le contenu chaud, c’est les émotions de ton contenu. 

C’est comme les épices dans un plat : ça l’empêche d’être insipide, et ça peut faire toute la différence.

Si tu veux créer une relation profonde avec ton audience, je pense qu’il faut alterner les 2 types de contenus. Le chaud et le froid.

Donner des conseils concrets et montrer que c’est possible d’y arriver.

Apporter de la valeur tout en assumant ses faiblesses.

Ce n’est pas facile. C’est quelque chose que l’on travaille parfois pendant des années.

Mais je peux te garantir que tu feras du contenu radicalement différent de la grande majorité des gens de ta thématique.

L’amour et l’audience

Avant de tomber amoureux de quelqu’un, on est d’abord attiré par son physique.

Puis on va boire un verre. On discute. On se rend compte qu’on a le même humour.

On s’installe ensemble. On se dispute parfois, mais pas longtemps. Parce qu’on sait que sur le fond, on est d’accord, et on ne veut pas pourrir la relation pour des bêtises.

On fait des enfants. On prévoit loin. On veut construire quelque chose ensemble.

On dit que dans un couple, chaque année de plus passée ensemble réduit le risque de se séparer.

Quand on aime vraiment la personne, on essaye de résoudre les problèmes ou de les accepter, au lieu de terminer la relation et d’en démarrer une nouvelle.

C’est drôle, parce que ça ressemble beaucoup à la relation entre un créateur et son audience.  

La première chose qui attire ton audience à toi, ce sont des choses assez superficielles.

Par exemple, tu as parlé d’un nouvel appareil pour accorder les guitares, et la personne t’as trouvé en cherchant des infos sur ce produit.

Puis elle a regardé 2 autres de tes vidéos, qui lui plaisaient bien. Elle aime le ton décalé que tu emploie et la façon passionnée dont tu parle de la guitare.

Elle s’abonne à ta chaîne. Découvre plein d’autres vidéos, et les grandes idées que tu fais passer.

Elle n’est pas toujours d’accord avec toi, te trouve un peu radical parfois, mais sait qu’elle peut te faire confiance.

Tu lui a toujours donné de bons conseils.

Elle achète ta formation. Elle sait que c’est toi et pas un autre, parce que tu es le seul qui arrive à lui faire comprendre la guitare et la motiver à continuer.

Elle te suit maintenant depuis 5 ans, et n’est pas prête d’arrêter. Même si elle n’a plus autant besoin de tes conseils qu’avant, elle sait qu’elle pourra toujours apprendre des choses avec toi.

Tu fais maintenant partie de sa vie.  

Si tu traites ton audience avec respect et attention, que tu donne toujours le meilleur pour elle, et que tu penses long terme…

Alors le mariage peut durer très longtemps.

Défi : écrire 7 articles en 3 heures

Tu me connais peut-être comme le relou de service qui te répète à longueur de temps qu’il faut faire du contenu quotidien.

« C’est facile pour lui, il ne fait que ça de ses journées. »

C’est vrai. Et si toi aussi tu veux pouvoir te permettre de n’avoir que ça à faire de tes journées, écoute bien ce qui suit :

Le contenu quotidien, c’est le meilleur moyen de se bouger si tu est flemmard comme moi.

Tu prends un rythme, tu développes une habitude, tu progresse vite et tu te motives.

Les idées se bousculent dans ton cerveau, tu n’as pas assez d’un contenu par jour pour toutes les exprimer, partager devient addictif.

Le contenu quotidien, c’est entrer dans la vie de ton audience par la grande porte. Tu es celui où celle qu’ils écoutent au petit dej, dans la voiture, parfois aux toilettes.

Tu es là tous les jours. Tu fais partie de leur vie et tes idées deviennent leurs idées.

La personne qu’ils iront voir lorsqu’ils auront besoin d’aide, c’est toi. Les produits qu’ils achèteront, ce seront les tiens.

Mais alors…

Que se passe-t-il quand tu as habitué ton audience à du contenu quotidien et que tu sais que tu ne pourras pas en faire cette semaine ?

C’est mon cas aujourd’hui. Je pars pour une semaine de bateau avec des amis, et je me vois mal enregistrer mon podcast sur la mer.

Du coup, je me suis lancé un défi train.

En 3 heures de train, rédiger 7 articles. Et les programmer pour qu’ils soient publiés jours après jour.

Deadline courte, défi pas évident, motivant pour travailler.

Et je suis toujours là, chaque jour, pour les gens qui me suivent et qui ont besoin de leur dose.

Travailler 100% sur iPhone ?

J’écris cette note avec mes pouces. 

Oui oui, avec les pouces.

J’avais pourtant bien pris mon iPad dans le TGV Paris – La Rochelle, mais je le laisse posé sur la table.

J’ai voulu écrire cet article dessus, mais j’étais obligé de m’avancer pour atteindre la tablette, et mon voisin de siège pouvait voir tout ce que j’écrivais.

Pas top.

Alors j’ai saisi mon iPhone, j’ai ouvert l’app Notes, et j’ai commencé à taper. Avec mes pouces.

Cela à plusieurs avantages :

  • Les gens pensent que tu envoies un texto. Ils ne penchent pas la tête pour voir ce que tu fais.
  • Avec l’habitude, c’est carrément rapide de taper avec les pouces. Peut être même plus que sur un clavier d’ordinateur.
  • La fonction 3D Touch te permet en une pression de déplacer le curseur et d’éditer ton texte facilement.

Le smartphone, c’est vraiment une boite magique. 

Tu peux capturer tous types d’éléments (images, son, texte, position), les traiter, et les publier.

Pour un créateur de contenu, c’est suffisant.

Tu peux enregistrer des vidéos avec la caméra. L’idéal est de brancher un micro cravate et de positionner l’iPhone au bout d’une perche à selfie.

Tu peux aussi les monter avec iMovie, et les publier sur YouTube.

Tu peux enregistrer un podcast avec un micro externe (Shure ou Blue Raspberry), le monter sur Ferrite et l’uploader partout avec Auphonic.

Tu peux écrire un article sur Notes ou Bear et le publier sur Medium ou Facebook.

Tu peux faire de belles photos, les éditer sur VSCO ou Pixelmator, avant de les poster sur Instagram.

Tu peux enregistrer des formations vidéo ou audio, et les mettre en vente sur Selz ou Coach.

Tu peux aussi lire un bon livre avec l’app Kindle ou écouter un bon MAKER cast 😉

Dans certains cas, c’est plus rapide et plus puissant qu’un ordinateur.

Ce qui est génial, c’est que cet outil de travail universel, tu l’as toujours sur toi, et tu peux l’utiliser sans que tout le monde te regarde.

Bien sûr, tu ne vas pas remplir des tableaux Excel avec, ni monter le prochain Spielberg.

Mais tu es capable de beaucoup plus que de scroller sur Facebook ou d’envoyer des snaps.

Le danger de la critique

J’adore Céline. Non, je ne parle pas de la chanteuse.

Voyage au bout de la nuit m’a foutu une claque.

Ce mec était un génie lorsqu’il s’agissait de mettre des mots sur des choses que l’on ressent tous, qui nous rongent, et qui sont difficiles à expliquer.

Céline avait cette capacité à traduire le réel en mots, sans tomber dans la grandiloquence littéraire.

On sentait aussi chez lui une grande empathie.

Pourtant, seulement quelques années après, ce même auteur soutiendra le régime Nazi et écrira des horreurs antisemites.

Dieudonné était un de mes humoristes préférés, qui avait un talent immense pour démontrer l’absurde et faire rire. 

Pourtant, il s’est enfermé dans une escalade de haine et de frustration qui l’a mis au ban de la société.

Ces deux auteurs, bien que très différents, ont deux choses en commun :

  1. Ils étaient très talentueux
  2. Ils ont été la cible de critiques qu’ils n’ont pas supporté.

Céline d’abord plébiscité par la presse, a vu les critiques pleuvoir et les ventes baisser lors de la parution de son deuxième livre.

Dieudonné, promis à une grande carrière d’humoriste, a fait une blague qui est mal passée, lançant une polémique.

Céline aurait pu accepter les critiques, passer à autres chose, et réaliser un nouveau chef d’œuvre.

Dieudonné aurait pu s’excuser et continuer à faire rire.

Je pense qu’aucun des deux n’étaient antisemite au départ.

Céline a défendu Émile Zola dans un discours commémoratif, et Dieudonné a travaillé des années avec un juif, qui était aussi l’un de ses meilleurs amis.

Ce qu’il s’est passé, c’est qu’ils n’ont pas supporté la critique. Ils ont voulu y répondre en gardant leur fierté, et se sont peu à peu murés dans la haine.

 

Pourquoi je te raconte ça ?

Parce qu’en tant que créateurs de contenu, on est sans arrêt sous le feu de la critique. Avec les dislikes, les commentaires, et les « justiciers du web » (journalistes et youtubeurs moralisateurs), on est dans le viseur.

Et on peut à tout moment se faire shooter.

Se faire shooter, c’est subir la critique de trop, la prendre personnellement, et sentir ce désir de vengeance qui monte en nous.

Ce besoin de répondre, de leur prouver qu’ils ont tord.

C’est dangereux.

C’est en partie pour cette raison que j’ai arrêté YouTube, Twitter, les commentaires et tout le bruit des réseaux sociaux.

Je vois les dangers de l’exposition à la critique, et je ne veux pas en être une nouvelle victime.

Une vie de luxe 

Quelques jours avant mon retour de Miami, je me suis fait plaisir.

J’ai réservé 2 jours dans un bel hôtel avec une grande piscine.

Sur la façade, sur les bouteilles d’eau, les serviettes, les shampoings et les chaussons, le même nom : Trump.

Pour beaucoup de gens, c’est ça le luxe.

Des dorures, un grand lit, une piscine chauffée, un jacuzzi, du personnel et un peignoir.

Pour d’autres, c’est une belle voiture ou un bijou qui scintille.

Pour moi, tout ça n’est pas du luxe. C’est de la décoration.

Bien sûr, c’est bien d’avoir une voiture qui va vite et une maison avec 12 lavabos.

Mais ta voiture restera limitée à 130 sur l’autoroute et tu continuera à te brosser les dents au dessus d’un seul lavabo.

La décoration, c’est pour faire joli quand tes amis viennent à la maison.

Le luxe, c’est d’avoir le choix. 

Choisir à quel endroit tu vas vivre.

Choisir comment tu vas gagner ta vie.

Choisir avec qui tu veux travailler.

Choisir ce que tu ne veux pas faire. Et ne pas le faire.

Le luxe, ce n’est pas la Lamborghini. C’est le choix d’en avoir une dans son garage.

De fait, l’argent est un luxe. Parce qu’il nous donne du choix.

Mais si le prix à payer est de faire un boulot que tu n’aimes pas, avec des gens que tu ne supporte pas, pour vivre dans un endroit dans lequel tu t’ennuies…

Ce n’est pas du luxe.

L’erreur est de confondre le luxe avec la décoration.

Le luxe est plus rare, mais tellement meilleur.