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Pourquoi on se déçoit ?

Tu as déjà été déçu par ton travail ?

Tu avais une grande vision, mais tu te rends compte que tu es aussi médiocre que les autres, voire pire…

C’est ce qui m’est arrivé il y a quelques semaines quand je me suis mis au piano.

Je pensais avoir quelque chose que les autres n’avaient pas.

Je pensais mieux comprendre la musique, avoir une sorte de don qui fasse de moi un prodige en quelques mois.

J’ai commandé un piano électrique sur internet, et j’ai pris RDV pour mon premier cours.

Et là…

Je me suis pris une claque.

J’ai réalisé que je n’avais rien de plus que les autres.

Que je galèrerai pendant des mois, comme tout le monde, pour jouer Lettre à Élise.

Que je n’avais pas l’oreille absolue. Pas même l’oreille minimum.

Que j’étais au moins aussi médiocre que tous les autres… voire pire.

 

On passe notre vie à se croire supérieur aux autres et à se prendre des claques.

C’est comme ça qu’on gagne en sagesse et qu’on apprend à rester humble.

Sans ça, nous serions tous de sales gosses imbus d’eux-mêmes.

 

La raison pour laquelle on se déçoit constamment, elle est simple :

C’est parce que l’on a du goût.

Le goût, c’est reconnaitre ce qui est réussi. On le ressent dès le début.

Et c’est parce qu’on ressent ce goût que l’on constate, amèrement, que l’on a échoué.

Notre travail n’est pas à la hauteur de notre goût.

 

C’est parce qu’on sait reconnaitre un bon livre que l’on n’assume pas notre premier essai.

C’est parce qu’on sait reconnaitre un bon discours que l’on se déçoit devant une caméra.

C’est parce que je sais reconnaitre un bon air de piano que je sais que je suis nul.

 

Ceux qui n’ont pas la chance d’avoir du goût fabriqueront de la bouse toute leur vie, sans même voir les centaines de mouches tourner autour.

Ils ne créeront jamais quelque chose de bon.

 

Souviens-toi : les grands artistes sont d’éternels insatisfaits.

C’est parce qu’ils ont du goût qu’ils continuent de créer et de s’améliorer, jusqu’à faire quelque chose à la hauteur de leur exigence.

Au lieu de laisser le goût t’empêcher d’avancer, utilise-le comme une girouette.

 

Je suis une daube au piano ? Ce n’est pas grave. Je vais jouer jusqu’à devenir bon. Mon goût saura le reconnaitre.

Je ne sais pas parler devant la caméra ? C’est ok. Je vais faire des vidéos jusqu’à devenir bon. Mon goût saura le reconnaitre.

 

Ton goût n’est pas ton ennemi. C’est un maitre exigeant qui te demande de te dépasser.

Mais le maitre sait que pour que l’élève se dépasse, il devra s’entrainer tous les jours.

Même si, pour cela, il faudra accepter quelques déceptions.

 

Antoine.

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